Félicitations

Message de félicitations du Premier ministre Nikol Pashinyan à l’occasion du Nouvel An

31.12.2025


Chers compatriotes, chers citoyens de la République d’Arménie,

Depuis l’indépendance, l’année 2025 est la première année civile au cours de laquelle aucun décès ni blessé n’a été enregistré à la suite de tirs en provenance de l’Azerbaïdjan. À la frontière arméno-azerbaïdjanaise, aucune victime n’a été recensée à la suite de tirs depuis mars 2024, soit depuis plus de 22 mois déjà.

Il ne s’agit pas d’un concours de circonstances, mais de la mise en œuvre de la stratégie que le peuple arménien, c’est-à-dire vous, a confiée au Gouvernement et à la majorité parlementaire lors des élections législatives anticipées de 2021.

Cette stratégie est formulée dans l’idéologie de l’Arménie réelle et s’inscrit dans une nouvelle approche de la lecture et de la relecture de l’histoire du peuple arménien, visant à rechercher et à découvrir les messages qu’elle recèle, puis à transformer ces messages en connaissances applicables à la vie réelle.

On nous a accusés de conspirer pour réécrire l'histoire.

Or, notre objectif n’était pas de changer l’histoire déjà vécue de l’Arménie, mais celle qui reste à écrire.

Notre objectif, en définitive, était de dépasser le rôle qui nous a été assigné en tant que peuple martyr, et c’est au prix de nombreuses pertes et de nombreux sacrifices que nous sommes parvenus à atteindre cet objectif.

On nous accusait d’agir contre notre identité, alors que nous avons vu l’évidence : notre identité, c’est notre État ; notre État est notre identité. Nous avons invité tous les citoyens de la République d’Arménie, ainsi que les Arméniens de la diaspora, à reconnaître cette réalité évidente : l’agenda du renforcement de l’État est un agenda de renforcement de l’identité. En renforçant notre État, nous renforçons donc notre identité nationale.

On nous accusait de renier l’Arménie historique, de renier notre histoire, alors que nos politiques sont, en définitive, le résultat d’une écoute attentive de notre histoire, qui nous dit : « Ne me répétez pas, cessez de me répéter. »

L’idéologie de l’Arménie réelle s’inspire de l’Arménie historique, dont le destin nous dit : « Ne suivez pas mon chemin, ne transformez pas la République d’Arménie en une Arménie historique. »

En 2021, nous disions : « Il y a un avenir. » Aujourd’hui, nous disons : l’avenir, c’est aujourd’hui. Et aujourd’hui, nous vivons dans l’avenir pour lequel vous, citoyens de la République d’Arménie, avez voté en 2021. L’année 2025 est la première année civile complète de cet avenir pacifique, la première année civile complète de la paix.

Nous n’avons pas seulement formulé l’idéologie de l’Arménie réelle, mais nous avons également fait de la République d’Arménie un État réel, qui agit dans le monde réel.

En 2025, la géographie de mes rencontres officielles bilatérales internationales est sans précédent : le président des États-Unis, le président de la Fédération de Russie, le président de la Chine, le président de la France, le président de la République islamique d’Iran, le président de la Turquie, le président du Kazakhstan, le président des Émirats arabes unis, le président de l’Azerbaïdjan, le président du Tadjikistan, le pape de Rome, le président du Conseil européen, la présidente de la Commission européenne, le chancelier de l’Allemagne, le Premier ministre du Japon, le Premier ministre de la Belgique, le Premier ministre de la Géorgie, le Premier ministre de l’Estonie, le Premier ministre de l’Albanie.

Lors de toutes ces rencontres, nous avons poursuivi un seul objectif : positionner l’Arménie comme un État pleinement indépendant et souverain, qui n’a pas besoin de tutelle, mais qui est capable de comprendre par lui-même ses besoins et ses enjeux, et de prendre de manière autonome les décisions nécessaires à sa pérennité, à sa pérennité, et non à sa simple survie. Et nous avons atteint cet objectif.

On nous accuse de turcophilie et de sympathies pro-azerbaïdjanaises, alors que notre objectif est de voir et de connaître notre région et notre environnement de nos propres yeux, et de ne pas permettre que nos peurs historiques, oui, des peurs justifies, face à notre région soient utilisées pour nous manipuler, nous instrumentaliser et briser notre volonté d’être indépendants et souverains. Et nous avons atteint cet objectif : aujourd’hui, la République d’Arménie est plus que jamais un État, plus que jamais indépendante, plus que jamais souveraine, plus que jamais sûre.

Des changements d’ampleur historique sont en cours dans notre région : pour la première fois depuis l’indépendance, des trains transitant par le territoire de l’Azerbaïdjan acheminent des marchandises vers la République d’Arménie ; les premiers signes d’un commerce bilatéral avec l’Azerbaïdjan apparaissent, et les premiers cas significatifs d’acquisition de marchandises ont été enregistrés.

C’est une histoire qui s’écrit, une histoire nouvelle, et c’est une histoire de paix.

La culmination du premier acte de cette histoire a été l’établissement de la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan : le 8 août 2025, à l’initiative du président des États-Unis, Donald Trump, lors d’un sommet convoqué à la Maison-Blanche, nous avons adopté avec le président de l’Azerbaïdjan une Déclaration, également signée par le président Trump en qualité de témoin.

En notre présence, les ministres des Affaires étrangères des deux pays ont paraphé l’Accord « sur l’établissement de la paix et des relations interétatiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan », dont la finalisation du texte avait été annoncée par nous-mêmes et par Bakou officiel dès mars 2025.

Auparavant, entre août et octobre 2024, les vice-Premiers ministres des deux pays avaient signé le règlement encadrant l’activité conjointe des commissions de délimitation de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, règlement qui a ensuite été ratifié dans les deux États, acquérant la plus haute valeur juridique.

Il s’agit du premier document signé et ratifié entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan dans un format strictement bilatéral, constituant en réalité la pierre angulaire de la paix. Ce document consacre la Déclaration d’Alma-Ata de 1991 comme principe de base de la délimitation de la frontière d’État entre les deux pays.

Telle est la seule formule possible d’une paix réelle : la reconnaissance mutuelle de l’intégrité territoriale et de la souveraineté sur la base des frontières administratives des républiques soviétiques, car toute autre formule se transformerait inévitablement en un débat interminable et sanglant sur ce qu’est la République d’Arménie et ce qu’est la République d’Azerbaïdjan. Ce débat n’aurait jamais connu d’issue.

C’est pour cette raison qu’en mars 2025, j’ai déclaré la nécessité de ne pas poursuivre le mouvement du Karabakh. L’élément essentiel ici est que ni cette déclaration, ni celle de Prague du 6 octobre 2022, n’ont été faites à titre de concession, comme certains tentent de le présenter, mais relèvent d’une nécessité vitale fondée sur les intérêts conscients et réels de la République d’Arménie.

Il s’agit là d’une nuance fondamentale. On nous accuse de concessions unilatérales. La vérité est que nous n’avons fait aucune concession, absolument aucune. Nous avons suivi l’agenda de la pérennité de notre État, nous avons suivi l’intérêt de notre État.

Le discours selon lequel « le Karabakh était à nous, mais ne l’est plus » est l’expression d’une conscience prise au piège de la géopolitique, tandis que la conscience de l’État et du citoyen affirme : « La République d’Arménie ne nous appartenait pas, désormais elle est à nous ». Oui, au prix de la vie de nos martyrs, oui, au prix de nos souffrances et de nos privations, et c’est précisément pour cela qu’elle est plus précieuse, plus chère que toute autre chose, parce qu’elle n’est rien d’autre qu’un rêve réalisé. La République d’Arménie est notre rêve accompli, et aujourd’hui nous vivons à l’intérieur de ce rêve.

Chers compatriotes, chers citoyens,

Nous avons atteint l’avenir et nous vivons dans l’avenir, et nous ne retournerons plus dans le passé. L’année 2026 sera une belle continuité de l’avenir que nous vivons aujourd’hui.

Dans quelques minutes, nous accueillerons la nouvelle année en ayant enregistré une croissance économique élevée. Ainsi, ensemble avec vous, nous aurons accompli l’objectif fixé lors des élections de 2021, à savoir assurer en moyenne une croissance économique annuelle de 7 %. Depuis la Révolution populaire, non violente et de velours de 2018, l’économie de la République d’Arménie a progressé de plus de 50 %. En 2025, les recettes fiscales du budget de l’État sont supérieures de 30 % à l’ensemble des recettes budgétaires de l’année 2017.

Tout cela, c’est grâce à vous : aux acteurs économiques qui travaillent en Arménie, créent de la valeur et s’acquittent des impôts prévus par la loi ; aux citoyens qui n’oublient pas de fournir ou d’exiger un ticket de caisse fiscal. Je vous remercie tous. Vous êtes le socle sur lequel repose notre patrie-État.

C’est grâce aux personnes qui travaillent en République d’Arménie, créent des résultats, paient les impôts légaux et délivrent ou exigent des tickets de caisse fiscaux que, dans quelques minutes, entrera en vigueur le système d’assurance maladie universelle, dont les cotisations pour les moins de 18 ans et les retraités de plus de 65 ans seront prises en charge par le budget de l’État.

Cela signifie qu’une augmentation significative du niveau de vie des retraités aura lieu, car il est évident que leurs dépenses les plus importantes et prioritaires sont liées aux soins de santé, et que ces dépenses vont désormais diminuer de manière substantielle et tangible. Par ailleurs, dans le cadre des paiements sans espèces, le remboursement pour les retraités augmentera jusqu’à 20 %, de même que pour les bénéficiaires d’allocations sociales.

En 2026, nous achèverons le programme de construction, de reconstruction ou de rénovation de 300 écoles et de 500 jardins d’enfants, et nous lancerons immédiatement le programme suivant portant sur 300 écoles supplémentaires, 100 jardins d’enfants, ainsi qu’au moins 100 écoles d’art, écoles sportives et centres sportifs. Le mégaprojet de la Cité académique est entré dans sa phase de mise en œuvre pratique et son rythme de réalisation s’accélérera.

Que puis-je dire à ceux qui continuent de vivre dans des conditions sociales difficiles ? Notre stratégie pour résoudre leur situation est résumée dans le proverbe bien connu : « Si tu veux nourrir quelqu’un, ne lui donne pas un poisson, apprends-lui à pêcher. » Une personne apte au travail doit assurer sa subsistance par son propre travail. Si elle travaille mais ne parvient pas à subvenir à ses besoins, cela signifie que son travail n’est pas suffisamment efficace, et nous devons l’accompagner, l’aider à accroître son efficacité professionnelle et à acquérir les compétences nécessaires, ce qui relève également de l’éducation et du parcours éducatif.

Pour toute question, dans tout domaine, le Gouvernement dispose de trois solutions : premièrement, l’éducation ; deuxièmement, l’éducation ; troisièmement, l’éducation. Pour nous, l’éducation doit devenir, et devient un mode de vie et une manière de penser nationale, ce qui est essentiel pour résoudre toute question externe ou interne, économique ou sociale.

Grâce à cette stratégie, il existe aujourd’hui en Arménie des enseignants et des soldats du rang percevant un salaire de 700 000 drams ou plus. C’est une réalisation concrète du citoyen réel de l’Arménie réelle.

En 2026, l’élévation du prestige international de la République d’Arménie deviendra manifeste. En mai, Erevan accueillera le 8ᵉ sommet de la Communauté politique européenne, et en octobre, la Conférence COP-17 sur la biodiversité. L’Arménie recevra des dirigeants de plusieurs dizaines de pays ainsi que des centaines de délégations étrangères.

L’année 2026 promet également une grande dynamique économique et d’investissement, car débutera la mise en œuvre du projet « La voie de Trump pour la paix et la prospérité internationales », qui institutionnalisera le désenclavement de la République d’Arménie, un événement historique qui paraissait inimaginable il y a encore quelques années.

L’événement le plus important de 2026 sera toutefois les élections législatives régulières prévues en juin. C’est lors de ces élections que le citoyen de la République d’Arménie devra, de manière irréversible, défendre la paix qu’il a créée, l’État qu’il a réaffirmé, son pouvoir, c’est-à-dire le pouvoir du peuple.

Les élections seront libres, équitables et démocratiques, et le peuple gagnera, la République d’Arménie gagnera. L’avenir gagnera un avenir qui est aujourd’hui, ici et maintenant.

L’année 2026 sera une année de rassemblement et d’unité. Une unité dont le cœur est la République d’Arménie, son territoire souverain internationalement reconnu, le droit de son citoyen à une vie libre, prospère et heureuse, l’indépendance de la République d’Arménie et l’intérêt de l’État.

Gloire aux martyrs et vive la République d’Arménie.

Bonne année et Joyeux Noël. Je vous aime tous.

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