Interviews et conférences de presse
Nikol Pashinyan et Donald Tusk ont fait des déclarations aux représentants des medias
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En présence des deux Premiers ministres, un accord de coopération militaro-technique entre la République d’Arménie et la République de Pologne a été signé. L’accord a été signé par le ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie, Ararat Mirzoyan, et par le vice-Premier ministre et ministre de la Défense nationale de la Pologne, Władysław Kosiniak-Kamysz.
Ensuite, les Premiers ministres des deux pays ont fait des déclarations à l’intention des représentants des médias. Ci-dessous sont présentées les déclarations des Premiers ministres de l’Arménie et de la Pologne.
Le Premier ministre de la Pologne, Donald Tusk – Monsieur le Premier ministre, mon ami, mon bon ami Nikol Pashinyan, nous sommes très heureux de pouvoir nous rencontrer aujourd’hui à Varsovie, précisément le jour où la Pologne a établi des relations diplomatiques avec l’Arménie, le 26 février 1992.
Je me souviens de ces jours et de ces mois empreints d’inquiétude, lorsque nous établissions des relations diplomatiques avec les États qui étaient d’anciennes républiques soviétiques. La Pologne a toujours encouragé les États qui choisissaient leur indépendance. C’était une époque où nous comprenions très bien les processus historiques de nos deux États, ainsi que les menaces qui pesaient sur nos pays.
Aujourd’hui, je peux affirmer que les relations arméno-polonaises, ainsi que nos relations personnelles, se sont transformées en une véritable amitié, sans aucune condition préalable. Nous avons des objectifs similaires. En Pologne, les Arméniens sont très appréciés.
Je tiens à souligner le travail que vous avez accompli. Je sais combien d’efforts ont été nécessaires pour mettre en œuvre cette vision politique. Vous devez servir d’exemple quant à la conduite de ce parcours politique. Il est également essentiel de faire comprendre à l’ensemble de la société que la paix est d’une importance capitale. La paix est la priorité absolue. Certes, c’est une voie difficile qui exige un travail considérable, ce qui est hautement louable et mérite mon appréciation. Je souhaite au peuple arménien, ainsi qu’à vous personnellement, plein succès sur cette voie.
Je voudrais également dire qu’il est très louable que l’Arménie ait choisi la voie européenne. Il s’agit d’un sujet très actif de discussions quant à la manière d’élargir la grande famille de l’Union européenne. Un épisode très intéressant s’est produit hier lorsque la Première ministre d’Islande était ici : un pays situé dans une autre direction géographique et qui souhaite prochainement organiser un référendum. Nous en avons discuté et avons envisagé de manière très réaliste comment ouvrir cette voie aux citoyens arméniens, afin qu’il s’agisse d’un processus et d’une procédure concrets. Je dois dire que cela est avantageux pour tous que nous travaillions de manière unie : nous entendons différentes voix, différentes idées sont exprimées, mais nous sommes néanmoins enclins à accueillir tous les pays porteurs des mêmes valeurs. Je tiens à souligner vos efforts grâce auxquels l’Arménie avance clairement sur cette voie. Nous sommes très prudents, mais également clairement ouverts à l’élargissement de l’Union européenne à tous les pays qui choisissent la démocratie, l’indépendance et la paix. Je suis convaincu que la politique que vous menez suit précisément cette voie et je tiens, une fois encore, à exprimer ma profonde gratitude pour votre approche.
Le ministre Władysław Kosiniak-Kamysz s’est fortement impliqué dans cette coopération en matière de sécurité. La signature du mémorandum d’aujourd’hui en est la preuve. Nous sommes convaincus que la coopération militaire qui sera menée dans le domaine de la sécurité sera bénéfique non seulement pour l’Arménie, mais pour l’ensemble de la région. Nous sommes pleinement conscients de l’importance de ce facteur. Nous savons que nos deux pays, tout comme nous deux Premiers ministres, savons clairement quoi faire et comment agir pour ne pas être seuls, pour être ensemble et pour garantir une sécurité stable et durable à nos États et à nos peuples.
Je vous remercie vivement d’avoir parcouru ce long chemin et je me réjouis que votre pays se trouve aujourd’hui à l’étape où il se trouve. Je pense que nous poursuivrons notre coopération en matière de sécurité.
Le Premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pashinyan – Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs, permettez-moi tout d’abord de souligner que c’est pour moi un grand honneur d’effectuer une visite officielle en Pologne. Depuis assez longtemps, aucune visite de haut niveau du Premier ministre d’Arménie et, de manière générale, aucune visite au plus haut niveau n’avait été effectuée en Pologne. Je pense que cette visite marque et consacre une nouvelle étape dans nos relations bilatérales. Mais, Monsieur Tusk, c’est pour moi un honneur particulier d’avoir reçu votre invitation et d’avoir bénéficié de votre accueil si chaleureux.
Aujourd’hui, nous vous rencontrons en votre qualité de Premier ministre de la Pologne, mais l’Arménie garde de très vifs souvenirs de votre action et apprécie hautement votre activité lorsque vous occupiez la fonction de président du Conseil de l’Union européenne, car l’Arménie a toujours ressenti votre soutien sur la voie des réformes démocratiques. En effet, mon expérience personnelle durant cette période a constitué un important capital de confiance, et je tiens à vous en remercier, ainsi que pour le soutien que la Pologne apporte à la République d’Arménie dans de multiples directions et domaines, y compris dans le cadre de l’Union européenne. Nous avons ressenti ce soutien.
Pour moi et pour notre délégation, il a été très important d’entendre vos appréciations, notamment concernant la loi adoptée l’an dernier en République d’Arménie visant à lancer le processus d’adhésion à l’Union européenne. Les paroles encourageantes que vous avez prononcées nous donnent véritablement une nouvelle confiance pour poursuivre avec davantage d’assurance la voie des réformes démocratiques, dont l’objectif prioritaire est de faire de l’Arménie un pays conforme aux normes européennes et à celles de l’Union européenne.
Je ne le cacherai pas, et vous le savez bien sûr par votre propre expérience, que les réformes démocratiques constituent un processus très complexe. Elles s’accompagnent de défis, de doutes, d’accusations, et surtout, dans le monde d’aujourd’hui, il est parfois admis ou l’on tente même de créer l’impression qu’un pays démocratique serait un pays faible, incapable d’assurer et de défendre sa propre sécurité. Je pense que la Pologne constitue à cet égard un exemple très parlant de la manière dont la démocratie peut être associée à un système de sécurité solide, à une économie forte et, bien entendu, à un partenariat solide sur la scène internationale.
À cet égard, je constate avec satisfaction que, à nos liens historiques traditionnels, vient désormais s’ajouter notre agenda de réformes démocratiques, et je tiens à souligner que nous apprécions hautement le soutien de la Pologne aux réformes démocratiques en Arménie ainsi qu’au processus de paix en cours dans notre région.
Vous savez, lorsque nous annoncions à peine notre intention d’adopter une stratégie de paix et que je présentais au Parlement, en Arménie, ma vision du processus de paix, l’un des députés de l’opposition a réagi en disant : vous parlez du Caucase du Sud comme si vous parliez de l’Europe. Ma réponse a été la suivante : sommes-nous vraiment certains de bien connaître l’histoire de l’Europe ? À cet égard, l’Europe est pour nous un exemple et, pour être tout à fait franc, c’est aussi l’exemple de son histoire très complexe et souvent tragique qui nous a finalement conduits à la conviction que, comme vous l’avez souligné, la paix est réellement la chose la plus importante. Il y a toujours des arguments contre la paix, mais il est essentiel de disposer d’arguments solides démontrant le caractère sans alternative de la paix, de la démocratie et de la liberté. Le chemin parcouru par la Pologne vers la liberté et la construction d’une société démocratique constitue pour nous un modèle.
Permettez-moi, une fois encore, de vous remercier pour votre accueil chaleureux et, bien entendu, c’est avec grand plaisir que je vous attends en mai à Erevan pour le sommet de la Communauté politique européenne.