Communiqués de presse
De nouvelles mesures de soutien aux entreprises pour atténuer les effets des restrictions imposées par la Russie
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Le Gouvernement arménien, réuni aujourd’hui sous la présidence du Premier ministre Nikol Pashinyan, a adopté des modifications et des compléments au programme de soutien public au développement de l’arboriculture intensive.
Selon la décision adoptée, les bénéficiaires ayant réalisé des plantations dans le cadre du programme et dont la période de grâce sur le remboursement du principal du prêt a déjà expiré ou expirera avant le 31 juillet 2027 pourront bénéficier, sur la base des résultats du suivi effectué par le ministère de l’Économie jusqu’en 2026, d’une prolongation d’un an de la durée du prêt ainsi que d’une année supplémentaire de différé pour le remboursement du principal. Cette mesure vise à atténuer les conséquences des restrictions imposées aux opérateurs économiques arméniens par le service russe de contrôle phytosanitaire et vétérinaire Rosselkhoznadzor.
Par une autre décision adoptée sans présentation, le gouvernement a également accordé des facilités supplémentaires aux exportateurs de produits de serre bénéficiant du programme de soutien au crédit-bail d’équipements destinés au secteur agroalimentaire en Arménie.
Interrogé par le Premier ministre sur la situation du marché, le ministre de l’Économie, Gevorg Papoyan, a indiqué: «Une baisse visible des prix est observée dans deux secteurs : les fleurs, ce qui était attendu, et les tomates. Dans les autres secteurs, aucune baisse significative des prix n’a été constatée, et les récoltes disponibles sont soit entièrement écoulées sur le marché, soit exportées.»
Nikol Pashinyan a souligné que le Gouvernement encourageait les entreprises à s’adapter aux nouvelles conditions du marché. « Nous constatons aujourd’hui l’apparition de nouvelles voies d’exportation. Il est important que les entreprises sachent s’inscrire dans cette dynamique et opèrent dans le cadre des mécanismes et réglementations existants », a déclaré le Premier ministre.
Dans ce contexte, Nikol Pashinyan a évoqué la coopération avec l’Union économique eurasiatique (UEE) et a souligné : « Nous travaillons de manière très étroite et active avec l’UEE, et nous poursuivrons ce travail, car nous ne partons pas du principe qu’un processus irréversible aurait eu lieu dans ce cadre et qu’il ne faudrait plus s’y intéresser. Non, nous continuerons à travailler très activement, et je suis convaincu que des solutions seront trouvées, car en l’absence de solutions, cela signifierait tout autre chose, en premier lieu pour l’UEE elle-même. Je tiens à rappeler que l’Union économique eurasiatique repose sur plusieurs principes fondamentaux : la libre circulation des travailleurs, des biens, des services et des capitaux. Si ces principes ne sont pas respectés, cela signifie qu’il n’y a pas d’UEE, et l’Union doit apporter une réponse claire à cette question : existe-t-elle ou non ? Nous, nous affirmons qu’elle existe, et en tant qu’État membre, nous considérons qu’il s’agit d’un malentendu et que l’impression selon laquelle l’UEE n’existerait pas est erronée. Mais si l’UEE déclare qu’elle n’existe plus, alors nous ne pouvons rien y faire. Nous existons et nous faisons partie de l’UEE, et nous y travaillons activement. La question est donc simple : l’UEE existe-t-elle ou non ? Si elle existe, elle existe ; si elle n’existe pas, alors elle n’existe pas. »
Le chef du Gouvernement a également indiqué que les évolutions observées en Arménie suscitent de vives préoccupations dans plusieurs pays membres de l’UEE : « Nous parlons au sein du gouvernement des processus de diversification, mais je suis convaincu que dans plusieurs États membres de l’UEE, des dynamiques similaires sont en cours sans être officiellement annoncées. Ce qui se produit est perçu comme un risque potentiel. Par conséquent, il existe réellement des sujets à discuter dans le cadre de l’UEE, et je compte saisir la prochaine occasion pour engager ces discussions. J’ai également des questions concernant la déclaration adoptée par nos partenaires en mon absence. Nous devons comprendre ce que cela signifie concrètement. Autrement dit, un État membre de l’UEE peut-il prendre de telles décisions à l’égard d’un autre et adopter des mesures de ce type du jour au lendemain ? Selon mon évaluation, si la réponse est oui, cela signifie que l’UEE annonce en réalité sa propre dissolution, et nous devons en tirer les conclusions appropriées. La réponse doit être claire: l’UEE existe-t-elle ou non ? S’il existe, nous nous positionnerons ; s’il n’existe pas, il n’y aura pas particulièrement besoin de se positionner.»
Le Gouvernement arménien a adopté une décision relative à la construction d’un stade de football conforme aux normes de l’UEFA dans la localité de Getahovit, située dans la communauté d’Ijevan. Selon la décision, il est prévu de considérer comme urgente la passation d’un marché de services pour l’élaboration des documents de conception et d’estimation nécessaires à la construction du stade, et d’organiser la procédure d’achat selon la méthode de « gré à gré en procédure d’urgence ». Il est également prévu d’effectuer une réaffectation budgétaire de 177,828.0 milliers de drams dans le budget de l’État pour 2026, afin de financer l’élaboration de la documentation de conception du projet. Cette décision s’inscrit dans le cadre des préparatifs liés à l’organisation du Championnat du monde de football des jeunes, prévu en Arménie en 2029. L’organisation de ce tournoi implique notamment la disponibilité de trois stades répondant aux normes de catégorie 4 de l’UEFA. Dans ce contexte, il est prévu la construction de trois stades, dont un stade national, avec une capacité totale requise. Deux des stades seront d’une capacité minimale de 10 000 places, tandis que le stade national disposera de 35 000 places et sera construit dans le cadre du programme « Ville académique». L’un des stades de 10 000 places sera construit à Vanadzor, sur la base de la reconstruction du stade existant, dont la phase de conception est déjà en cours et a été confiée à la société internationale VenueEra Holding LLC, spécialisée dans la conception et la réalisation d’infrastructures sportives de ce type.
Le Gouvernement a approuvé les projets de loi portant modification et complément de la loi sur les communications électroniques ainsi que des textes législatifs connexes. La mise en place d’un système unifié d’identification IMEI permettra de croiser les données douanières, les activations effectuées par les opérateurs de téléphonie mobile et les registres internationaux, de manière à n’autoriser que l’activation des téléphones mobiles importés légalement. Le cadre juridique proposé prévoit l’enregistrement obligatoire des codes IMEI dès l’importation légale, ainsi que des restrictions sur la duplication et la modification des codes, et sur l’activation des appareils non dédouanés. L’adoption de ce projet devrait également favoriser l’adhésion des opérateurs de téléphonie mobile aux bases de données internationales recensant les cas de fraude à l’échelle mondiale.