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Le Premier ministre Nikol Pashinyan est arrivé au Turkménistan pour une visite de travail de deux jours.
À l’aéroport international de Türkmenbaşy, le Premier ministre arménien a été accueilli par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Turkménistan, Rashid Meredov.
À Türkmenbaşy, le Premier ministre participera à la prochaine réunion du Conseil des chefs d’État des pays membres de la CEI.
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À Türkmenbaşy, le Premier ministre Nikol Pashinyan a eu un entretien en tête-à-tête avec le président du Turkménistan, Serdar Berdimuhamedov.
Le président Berdimuhamedov a salué la visite du Premier ministre arménien et souligné l’importance du développement de la coopération bilatérale dans différents domaines.
Le Premier ministre Pashinyan a remercié son homologue pour son accueil chaleureux et ajouté que le Gouvernement arménien était intéressé par l’élargissement et l’approfondissement des relations tant politiques que commerciales et économiques.
Les interlocuteurs ont échangé leurs points de vue sur différentes questions liées à l’agenda des relations entre l’Arménie et le Turkménistan.
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À Türkmenbaşy, le Premier ministre de la République, Nikol Pashinyan, s’est entretenu en tête-à-tête avec le président de la République d’Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev.
Les interlocuteurs ont abordé des questions relatives aux relations entre l’Arménie et l’Ouzbékistan, ainsi qu’à leurs perspectives de développement. Ils ont souligné l’importance d’élargir et de développer les relations commerciales et économiques.
Ils ont également échangé leurs points de vue sur les processus régionaux. Les deux parties ont souligné l’importance de l’instauration de la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et de la promotion de la coopération régionale.
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Le Premier ministre Nikol Pashinyan s’est rendu, avec les dirigeants des pays membres de la CEI, dans la zone touristique nationale d’Avaza, au Turkménistan.
Les chefs d’État ont visité les pavillons installés dans le cadre du festival des cultures et des cuisines nationales des pays membres de la CEI, où ils ont découvert les spécialités culinaires et la culture des différents pays.
L’Arménie a également participé au festival avec son propre pavillon.
Par la suite, une réception officielle a été donnée en l’honneur des chefs d’État des pays membres de la CEI.
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Le Premier ministre de la République d’Arménie, Nikol Pashinyan, a rencontré le président de la République islamique d’Iran, Massoud Pezechkian, au Turkménistan.
Les interlocuteurs ont souligné l’importance de l’intensification des contacts bilatéraux de haut niveau et se sont félicités du fait que ceux-ci contribuent au développement constant et à l’élargissement des relations entre l’Arménie et l’Iran.
Le Premier ministre a souligné que les deux pays disposaient d’un agenda de coopération riche et que des entreprises iraniennes participaient à la réalisation de projets stratégiques en Arménie.
Les deux parties se sont déclarées convaincues que les relations entre l’Arménie et l’Iran atteindraient prochainement un nouveau niveau. Elles ont également souligné l’importance des visites réciproques de haut niveau prévues dans un avenir proche.
Nikol Pashinyan et Massoud Pezechkian ont échangé leurs points de vue sur d’autres questions d’intérêt commun.
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Le Premier ministre Nikol Pashinyan a participé au Turkménistan à la réunion ordinaire du Conseil des chefs d’État des pays membres de la Communauté des États indépendants (CEI).
Les dirigeants des pays participants ont d’abord été accueillis, puis a eu lieu la séance commune de prise de photos et de vidéos.
Par la suite, lors de la réunion en format restreint, le Premier ministre Nikol Pashinyan a prononcé une allocution dans laquelle il a notamment déclaré :
« Mesdames et Messieurs les chefs de délégation,
Je suis heureux de vous saluer à l’occasion de la réunion ordinaire du Conseil des chefs d’État des pays membres de la Communauté des États indépendants (CEI). »
Je tiens tout d’abord à exprimer ma sincère gratitude à nos amis turkmènes et, personnellement, à Son Excellence le président Serdar Berdimuhamedov, pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité et l’organisation de ce sommet dans d’excellentes conditions.
Je tiens à souligner tout particulièrement le caractère exceptionnel de cette rencontre, qui se tient dans la zone touristique nationale d’Avaza, véritablement impressionnante non seulement par sa beauté naturelle, mais aussi par son potentiel en matière d’infrastructures. Serdar Gurbanguly, ce matin, j’ai parcouru la ville à vélo et je dois dire que j’ai été impressionné par la qualité des routes, les espaces verts, l’architecture de la ville et son éclairage. Je tiens à souligner que, surtout aux premières heures de la matinée, cet endroit est un véritable paradis pour les cyclistes.
Le programme culturel organisé la veille du sommet sur les rives de la mer Caspienne nous a permis d’apprécier pleinement la richesse des traditions et la diversité culturelle des peuples de nos États.
Je tiens également à remercier la partie turkmène pour le travail accompli au cours de l’année qui s’achève dans le cadre de sa présidence de la CEI. Pour sa part, la partie arménienne a déployé des efforts constructifs en vue de mettre concrètement en œuvre les priorités définies dans le concept de la présidence turkmène de la Communauté. Je souhaite également féliciter Chavkat Mirzioïev et nos amis ouzbeks à l’occasion de la prise de présidence de la CEI par l’Ouzbékistan. Bien entendu, vous pouvez compter sur notre soutien.
Mesdames et Messieurs les chefs de délégation,
Il convient de souligner que la réunion d’aujourd’hui se tient l’année du 35e anniversaire de la création de la Communauté des États indépendants. L’un des documents fondateurs de la CEI est la Déclaration d’Alma-Ata du 21 décembre 1991. Par ce document, les onze républiques soviétiques, reconnaissant et respectant l’intégrité territoriale et l’inviolabilité des frontières existantes de chacune d’entre elles, ont constaté la cessation de l’existence de l’Union des républiques socialistes soviétiques.
Chers collègues,
La Déclaration d’Alma-Ata a joué un rôle déterminant dans l’instauration de la paix entre la République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan.
En 2024, l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont signé et ratifié le règlement relatif aux activités conjointes des commissions chargées de la délimitation de la frontière d’État entre la République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan.
Ce règlement est devenu le premier document bilatéral juridiquement contraignant conclu entre l’Arménie indépendante et l’Azerbaïdjan indépendant. Il stipule que, dans le processus de délimitation de la frontière d’État entre la République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan, les commissions compétentes des deux pays prendront la Déclaration d’Alma-Ata pour principe fondamental.
Ce document fondateur de la CEI occupe également une place centrale dans le texte paraphé de l’Accord sur l’établissement de la paix et des relations interétatiques entre la République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan.
La Déclaration d’Alma-Ata est mentionnée dans le préambule de l’accord, tandis que son article premier dispose : « Réaffirmant que les frontières entre les anciennes républiques socialistes soviétiques de l’URSS sont devenues les frontières internationales des États indépendants correspondants et qu’elles ont été reconnues comme telles par la communauté internationale, les Parties reconnaissent et respectent mutuellement leur souveraineté, leur intégrité territoriale, l’inviolabilité de leurs frontières internationales et leur indépendance politique. »
L’article 2 du même accord dispose: « En pleine conformité avec l’article premier, les Parties confirment qu’elles n’ont aucune revendication territoriale l’une à l’égard de l’autre et qu’elles n’en formuleront aucune à l’avenir. Les Parties s’abstiendront de toute action, y compris la planification, la préparation, l’encouragement ou le soutien de telles actions, visant à porter atteinte, en tout ou en partie, à l’intégrité territoriale ou à l’unité politique de l’autre Partie, ou à les démanteler. »
L’accord contenant les articles susmentionnés a été paraphé le 8 août 2025, lors du sommet pour la paix organisé à la Maison-Blanche par le président des États-Unis, Donald Trump.
Depuis la guerre de 2020, nous avons beaucoup progressé sur la voie de la paix. À cet égard, je tiens à souligner le rôle joué par le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, dans l’obtention d’un cessez-le-feu en novembre 2020.
Cependant, même après la signature de la déclaration du 9 novembre 2020, nous n’avons malheureusement pas réussi, dans les faits, à parvenir à la paix. Il était évident qu’il n’existait qu’une seule voie véritable pour parvenir à la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan : une architecture de paix fondée sur les principes de la Déclaration d’Alma-Ata.
Il faut reconnaître que l’adoption de la Déclaration d’Alma-Ata en 1991 n’a pas empêché l’aggravation du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
Pendant plus de trente ans, le conflit a perduré malgré l’existence de la Déclaration d’Alma-Ata, dont la portée semblait pourtant être passée inaperçue.
Pour parvenir à une paix pleine et entière, il fallait, pour ainsi dire, redonner vie à la Déclaration d’Alma-Ata. C’est ce que nous avons fait avec le président de l’Azerbaïdjan, le 6 octobre 2022, à l’issue de la rencontre quadrilatérale tenue à Prague à l’initiative du président français Emmanuel Macron et du président du Conseil européen Charles Michel.
Mesdames et Messieurs les chefs d’État,
La paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan est désormais une réalité.
Aujourd’hui, nous pouvons constater que, depuis plus de deux ans, aucun mort ni blessé n’est à déplorer à la suite d’échanges de tirs entre Arméniens et Azerbaïdjanais, contrairement aux plus de trente années précédentes, depuis les années 1990, au cours desquelles chaque année a été marquée par des morts et des blessés des deux côtés.
Cela fait près d’un an que le réseau ferroviaire azerbaïdjanais est ouvert au transport de marchandises arméniennes.
Les échanges commerciaux bilatéraux entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont commencé, et un tronçon de 12 kilomètres de la frontière d’État entre les deux pays a été délimité et démarqué.
Dans un avenir proche, nous devrons mettre en œuvre le projet TRIPP sur le territoire de la République d’Arménie. Celui-ci permettra de rétablir les communications entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, notamment la liaison entre les régions septentrionale et méridionale de l’Arménie via le territoire de la République autonome du Nakhitchevan, ainsi que la liaison entre la partie principale de la République d’Azerbaïdjan et sa République autonome du Nakhitchevan à travers le territoire de la République d’Arménie, dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la juridiction des États.
Cette démarche s’inscrit dans la mise en œuvre de la Déclaration de Washington, dont le troisième point stipule : « Nous avons confirmé l’importance de l’ouverture des communications entre les deux pays aux fins des transports intérieurs, bilatéraux et internationaux, contribuant ainsi à la paix, à la stabilité et à la prospérité dans la région et au-delà, sur la base du respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la juridiction des États. Ces efforts doivent notamment permettre d’assurer une circulation sans entrave entre la partie principale de la République d’Azerbaïdjan et sa République autonome du Nakhitchevan, à travers le territoire de la République d’Arménie, pour les transports internationaux et intérieurs, dans l’intérêt mutuel de la République d’Arménie. »
De nouvelles voies logistiques internationales s’ouvriront ainsi d’est en ouest et du sud au nord. Il s’agira notamment d’une liaison ferroviaire entre le golfe Persique et la mer Noire, traversant les territoires de la République islamique d’Iran, de la République autonome du Nakhitchevan, de la République d’Arménie et de la Géorgie.
Cela montre que la mise en œuvre du projet TRIPP est dans l’intérêt de tous les pays de la région, y compris des États membres de la CEI, qui bénéficieront de nouvelles possibilités logistiques.
Dans ce contexte, je tiens à souligner que l’on s’attend à l’ouverture de la frontière d’État entre l’Arménie et la Turquie et, par conséquent, à la remise en état des infrastructures routières et ferroviaires reliant les deux pays.
Chers amis,
Il convient de souligner que la paix instaurée entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan n’est pas parfaite. Il est évident que certaines questions humanitaires restent en suspens. Je fais référence à l’établissement du sort des personnes disparues, au déminage et aux questions relatives aux personnes détenues.
Malheureusement, des tensions et des sentiments hostiles refont parfois surface, tant en Arménie qu’en Azerbaïdjan, y compris au niveau officiel. Toutefois, ces phénomènes, même s’ils suscitent des interrogations, ne remettent plus en cause l’existence d’une paix durable.
Il faut simplement comprendre qu’il est impossible de mettre fin à un conflit qui a duré plus de trente ans d’un simple coup de baguette magique, comme si l’on actionnait un interrupteur. Cela demandera du temps et de la constance.
Ce conflit a fait de nombreuses victimes et engendré des souffrances, de l’hostilité et des différends. Il a également nourri la conviction qu’après tant d’années de conflit, la coexistence pacifique entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan était devenue impossible.
Si nous considérons la question sous cet angle, nous pouvons dire qu’avec le président de l’Azerbaïdjan et grâce au soutien de nos partenaires internationaux, nous avons accompli l’impossible. Il nous appartient désormais de veiller chaque jour à préserver la paix acquise, car cette avancée sert avant tout les peuples arménien et azerbaïdjanais, le renforcement de l’indépendance de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, ainsi que les générations futures des deux pays. Celles-ci ont désormais une occasion historique non seulement de vivre en paix côte à côte, mais aussi de coopérer et d’entretenir des relations de bon voisinage sur la base d’intérêts communs.
C’est précisément la Déclaration d’Alma-Ata et le fait de lui avoir redonné vie qui ont créé cette possibilité historique ou, plus exactement, cette réalité historique. Il nous suffit désormais de nous appuyer sur cette réalité et de tourner notre regard vers l’avenir, dans lequel les Parties reconnaissent et respectent sans réserve leur souveraineté respective, leur intégrité territoriale, l’inviolabilité de leurs frontières internationales et leur indépendance politique, et n’ont, aujourd’hui comme à l’avenir, aucune revendication territoriale l’une envers l’autre, qu’elle soit explicite ou dissimulée.
Mesdames et Messieurs les chefs d’État,
C’est précisément cette stratégie qu’a choisie la République d’Arménie. Il est particulièrement important de souligner que, dans la Déclaration de Washington, nous avons reconnu la nécessité de poursuivre les efforts en vue de la signature et de la ratification du traité de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, et souligné l’importance de préserver et de consolider la paix entre nos deux pays.
Nous poursuivons nos efforts dans cette voie et j’espère, avec la conviction que nous y parviendrons, qu’en unissant nos efforts, nous atteindrons notre objectif ultime : la signature et la ratification du traité de paix entre la République d’Arménie et la République d’Azerbaïdjan.
Je vous remercie de votre attention. »
La réunion s’est ensuite poursuivie en format élargi, avec la participation des chefs d’État des pays membres de la CEI. Les documents adoptés dans le cadre de la coopération au sein de la Communauté ont alors été signés.