Communiqués de presse
Nous devons élaborer une feuille de route pour les réformes du secteur de l’eau: le Premier ministre a participé à une réunion de travail consacrée au secteur de l’eau
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Le Premier ministre Nikol Pashinyan a participé à Dilijan à un atelier intitulé « Réformes du secteur de l’eau 2026-2031 ».
L’événement a réuni des membres du Gouvernement, des députés, des représentants des administrations concernées, des collectivités locales, du secteur privé, ainsi que des experts du secteur de l’eau.
Dans son discours d’ouverture, le Premier ministre a présenté plusieurs constats concernant le secteur de l’eau: « Aujourd’hui, en République d’Arménie, il n’existe pas une seule localité qui ne soit confrontée à des problèmes importants et tangibles liés à l’eau potable. Je parle du territoire des localités. Aujourd’hui, seule une petite partie des terres arables, des vergers et des plantations en Arménie a accès à l’irrigation. Autrement dit, en réalité, la majeure partie de nos terres arables n’a pas du tout accès à l’irrigation. »
Le Premier ministre a également évoqué les milliers d’hectares de terres laissées à l’abandon dans le pays, qui, eux non plus, n’ont pas accès à l’eau.
« Le problème mondial suivant auquel nous sommes confrontés est qu’aujourd’hui, le traitement des eaux usées n’est pas la règle, mais plutôt l’exception. Il est également évident que cette qualité de l’utilisation de l’eau ne peut en aucun cas être acceptable, car elle entraîne manifestement des conséquences. Nous ne sommes même pas en mesure d’identifier et de localiser la trajectoire de nombreuses conséquences, mais il est évident que nous sommes confrontés à ce problème.
Le constat suivant que nous devons faire est que, dans notre pays, il se forme une quantité de ressources en eau plus que suffisante pour que nous puissions, du moins en théorie, résoudre les problèmes que j’ai mentionnés », a déclaré Nikol Pashinyan.
Le Premier ministre a souligné l’importance des travaux de l’atelier dans le cadre de l’élaboration d’une feuille de route visant à résoudre les problèmes actuels du secteur: « L’une des principales questions que nous devons examiner aujourd’hui est de savoir comment, et selon quelle feuille de route, nous pouvons passer de la situation actuelle à une situation dans laquelle l’eau sera accessible partout en République d’Arménie où cet accès est nécessaire. Il s’agit, premièrement, de garantir aux populations un accès complet et continu, 24 heures sur 24, à l’eau potable. Deuxièmement, il s’agit de garantir l’accès à l’eau d’irrigation dans toutes les localités. Cela constitue également un aspect essentiel de la vie des populations dans les zones urbaines comme dans les zones rurales. Et troisièmement, il s’agit de garantir l’accès à l’eau dans tous les endroits où celle-ci peut contribuer au développement économique, c’est-à-dire à la création de valeur ajoutée. »
Selon Nikol Pashinyan, tout cela fait apparaître des défis globaux qui sont inscrits dans le programme du Gouvernement ou dans la doctrine de transformation économique et institutionnelle de l’Arménie. « Nous devons comprendre que nous devons parvenir à une situation dans laquelle aucune eau utilisée ne sera rejetée dans la nature sans avoir été préalablement traitée », a souligné le Premier ministre, ajoutant que cela contribuerait à résoudre de nombreux problèmes environnementaux et sanitaires.
Au cours de l’atelier, le Premier ministre a également souhaité que soit examinée la question de la mise en place d’un mécanisme plus efficace d’accumulation des ressources en eau disponibles en République d’Arménie.
« En réalité, tel est le cadre que nous devons examiner aujourd’hui, mais les discussions à ce sujet ne datent pas d’aujourd’hui. Nous avons jugé important de fixer un point de départ à partir duquel nous pourrons définir cet agenda, avec la participation de représentants des pouvoirs législatif et exécutif, de la communauté des experts, du secteur privé et des collectivités locales. Au cours de ce processus, nous partagerons l’expérience, les connaissances et les enseignements que nous avons accumulés et, peut-être, nous aurons accès à des connaissances et à une expertise auxquelles nous n’avons pas accès à ce stade. Mais il est très important de constater que la discussion d’aujourd’hui doit déboucher sur un résultat concret majeur: nous devons élaborer une feuille de route pour les réformes du secteur de l’eau et définir les mesures que nous devrons prendre dans un avenir proche. Mais, pour que cette feuille de route soit réellement opérationnelle, elle doit être aussi honnête et réaliste que possible. Qu’est-ce que j’entends par «honnête» ? Nous devons, en fin de compte, faire face au fait qu’une grande partie des problèmes que j’ai évoqués est liée à notre attitude générale, souvent négligente, à l’égard de l’eau », a déclaré Nikol Pashinyan, ajoutant qu’il était nécessaire d’adopter une attitude appropriée à tous les niveaux, notamment économique, socio-psychologique, individuel et domestique.
Selon le Premier ministre, les tarifs de l’eau en République d’Arménie reflètent aujourd’hui notre rapport à cette ressource : « Toutefois, nous devons constater que nous ne pourrons pas mener à bien la chaîne que j’ai évoquée si nous ne déterminons pas, à la base de tout cela, le modèle de coût-efficacité du système. Sans cela, c’est tout simplement impossible. Premièrement, nous devons déterminer un tarif objectif et définir qui doit prendre en charge quelle part de ce tarif et de quelle manière. Je souhaite que nous fassions également clairement cette distinction. Autrement dit, le tarif constitue un problème, tandis que les modalités de paiement du tarif en constituent un autre. »
Le Premier ministre a également abordé la question de la libéralisation du marché de l’eau: « Nous devons également être en mesure de créer un marché de l’eau en République d’Arménie. Et c’est cette réforme qui pourrait également stimuler les investissements privés dans le secteur de l’eau, à condition que soient réunis les possibilités, les mécanismes et un signal politique clair permettant de réaliser des investissements dans le secteur de l’eau et que l’eau d’irrigation, notamment, puisse faire l’objet de relations de marché. Cela pourrait également modifier de manière significative la situation, les perceptions et notre rapport à l’eau. »
En conclusion, Nikol Pashinyan a souligné l’accord selon lequel les informations recueillies au cours de la discussion d’aujourd’hui seront structurées sous la forme d’une feuille de route définissant les mesures à prendre: « Bien entendu, le projet de cette feuille de route sera élaboré et fera une nouvelle fois l’objet d’un examen dans les cadres appropriés, après quoi un programme d’État correspondant sera adopté, que nous commencerons à mettre en œuvre conjointement avec nos partenaires du secteur privé », a déclaré le Premier ministre, souhaitant aux participants des échanges fructueux.
Au cours de l’atelier, des discussions thématiques ont été consacrées à la gestion des ressources en eau, aux infrastructures et aux technologies. Les problèmes du secteur, les possibilités de leur résolution et les mesures à prendre à cette fin ont été examinés, et diverses propositions et observations ont été présentées.
À l’issue de l’atelier, Nikol Pashinyan a remercié les participants pour la qualité des échanges. Le Premier ministre a indiqué qu’à l’issue de la discussion, le champ de réflexion s’était élargi et qu’à son avis, il convenait de reformuler le problème et de passer d’un agenda de réformes du secteur de l’eau à un agenda de transformation du secteur de l’eau : « Pourquoi est-ce que je parle précisément de transformation et non de réforme ? Parce que, sans changements dans les domaines de l’éducation et du socio-psychologique, nous n’aurons de changement ni dans le secteur de l’énergie, ni dans le secteur de l’eau, ni dans la vie publique, ni dans l’édification de l’État, ni dans l’administration publique, ni dans la vie quotidienne. De manière générale, je pense que, dans tous les domaines, nous devons remplacer le mot “réforme” par le mot “transformation”, car il n’existe aucun problème que nous puissions résoudre par un changement superficiel de 10 %. Dans tous les domaines, nous en sommes déjà au point où il faut parler de changements en profondeur, notamment parce qu’à l’ère des nouvelles technologies, quelle que soit la réforme que nous entreprenons, nous serons déjà en retard », a souligné le chef du gouvernement.
Selon Nikol Pashinyan, il est vrai que le problème deviant, ainsi plus complexe, mais il faut poser un problème complexe afin de parvenir à une solution, car lorsqu’un problème n’est pas formulé avec la complexité qui lui correspond, on aboutit à une solution cosmétique : « Il s’agit d’une perspective à long terme, à l’échelle de plusieurs décennies, et nous devons planifier et mettre en œuvre correctement, sur plusieurs décennies, les actions que nous devons entreprendre au cours des cinq prochaines années. Car si les bases sont correctement posées et que le bon cap est fixé, la dynamique de la transformation commence également à s’enclencher. »
Le Premier ministre a indiqué que la société devait devenir un participant à part entière au processus de transformation. Selon lui, il est nécessaire de présenter en détail aux citoyens les problèmes existant dans le secteur, afin qu’ils les comprennent correctement, ainsi que les mesures visant à les résoudre: « Nous devons constamment partager nos réflexions avec les citoyens, comme les intervenants les ont partagées avec nous aujourd’hui. »
Le Premier ministre a également souligné l’importance de poursuivre régulièrement la tenue de tels ateliers dans le cadre du processus de transformation et a souhaité plein succès à tous dans la mise en œuvre des priorités du secteur de l’eau.