Chers compatriotes,
Chers citoyens de la République d’Arménie,
Il y a un an, jour pour jour, le 8 août 2025, à l’initiative et en présence du président Donald Trump, une rencontre trilatérale s’est tenue à la Maison-Blanche, dans la capitale des États-Unis, à l’issue de laquelle la paix a été établie entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.
Désormais, nous appelons la rencontre du 8 août le Sommet de la paix, tandis que la déclaration conjointe adoptée par le président de l’Azerbaïdjan et moi-même, et signée également, en qualité de témoin, par le président des États-Unis, est appelée la Déclaration de paix Ces termes rendent pleinement compte du résultat auquel a conduit le 8 août 2025. La paix établie entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan est aujourd’hui visible et tangible pour tous.
Lors des élections législatives du 7 juin 2026, les citoyens arméniens ont non seulement accordé leur vote de confiance à la paix, mais ils ont également pris la responsabilité de la préserver. Cela ne signifie évidemment pas que nous avons atteint le terme du chemin vers la mise en œuvre de l’agenda de paix.
L’accord « Sur l’établissement de la paix et des relations interétatiques entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan », paraphé le 8 août 2025 à Washington, en présence des trois dirigeants, par les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, reste à signer et à ratifier. La délimitation de la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan doit encore être menée à bien. La situation de nos compatriotes détenus en Azerbaïdjan reste une question qui nous préoccupe et nous inquiète tous.
Mais il est évident que le 8 août 2025 constitue une ligne de démarcation et que nous pouvons désormais diviser l’histoire de la République d’Arménie entre ce qui s’est passé avant et ce qui s’est passé après cette date. Avant le 8 août 2025, notre État se trouvait dans une impasse, tandis que depuis le 8 août 2025, des perspectives sans limites se sont ouvertes devant nous. La capacité à en tirer parti ou non dépend de notre volonté collective, de nos connaissances et de notre capacité à comprendre le monde et à tirer les enseignements de notre propre histoire.
C’est précisément là que réside le résultat politique et socio-psychologique majeur du Sommet de la paix de Washington: nous avons à nouveau pris en main les rênes de notre histoire. Cela ne signifie pas que le chemin est parfait et exempt de dangers; cela signifie que nos décisions sont désormais le principal facteur déterminant notre avenir, et qu’il s’agit là d’un tournant historique.
La période qui a précédé et les résultats des élections législatives viennent nous convaincre que nous pouvons, que nous sommes capables, en tant qu’État et en tant que peuple, de prendre en main notre destin. Et pour cela, je tiens à vous remercier toutes et tous, chacune et chacun d’entre vous, chers citoyens de la République d’Arménie.
L’un des résultats les plus importants du Sommet de la paix de Washington est le projet « Route Trump pour la paix et la prospérité internationales » (TRIPP), qui non seulement mettra très prochainement fin au blocus de l’Arménie, mais deviendra également l’un des principaux axes de l’économie de l’Arménie et de la région․ Il contribuera en outre à ce que l’Arménie et l’Azerbaïdjan commencent à se percevoir non plus comme des obstacles, mais comme une voie de passage, comme des voisins. Dans un avenir proche, nous commencerons la mise en œuvre concrète du projet TRIPP, et celle-ci constituera un événement majeur à l’échelle régionale et internationale.
Chers compatriotes, chers citoyens de la République d’Arménie,
La page du conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan est tournée, la paix est établie, et elle est là, sous vos yeux, dans votre vie et votre quotidien. Établir une paix n’est jamais facile, et l’instauration de notre paix ne l’a pas été non plus. Mais il est extrêmement facile de faire s’effondrer une paix et de la réduire à néant, et cela peut se faire très rapidement. Reste à savoir si, dans un tel cas, nous parviendrions à rétablir la paix à nouveau après 35 ans.
Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, certains délibérément, d’autres involontairement, agissent dans une logique de remise en cause de la paix, et cette action se dissimule parfois sous un écran de fumée aux accents rassurants ou « patriotiques ». Je veux le dire sans détour: pour rendre la paix irréversible, il est nécessaire de cesser de tenir, en Arménie, les discours sur le « Droit au retour des Arméniens du Haut-Karabakh » et le « Droit au retour des réfugiés arméniens d’Azerbaïdjan », ainsi que, en Azerbaïdjan, les discours sur le « Droit au retour des Azerbaïdjanais occidentaux et des populations azerbaïdjanaises occidentales ». C’est une question à laquelle il est nécessaire d’apporter une réponse tant en Arménie qu’en Azerbaïdjan, au nom du droit de nos générations à vivre en paix et en coexistence. C’est ce droit que nous devons aujourd’hui concrétiser et faire valoir, et nous devons être capables de surmonter tout discours qui lui est contraire.
Je remercie le président Trump pour ses efforts inestimables en faveur de l’instauration de cette paix.
Je félicite le peuple arménien à l’occasion du 8 août.
Je félicite le peuple azerbaïdjanais à l’occasion du 8 août.
Enfin, nous avons une journée qui nous apaise au lieu de nous enflammer.
Et que toutes les victimes du conflit reposent en paix. Plus jamais cela.
Vive la paix !
