Discours et messages

Discours de clôture du Premier ministre Nikol Pashinyan à l’Assemblée nationale lors de l’examen du programme du Gouvernement pour la période 2026-2031

25.08.2026

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Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Mesdames et Messieurs les Vice-Présidents,
Mesdames et Messieurs les députés,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

« Je remercie tous ceux qui ont participé au débat, qui ont posé des questions et soulevé des points.

Mais, en raison de circonstances bien connues, la discussion est restée en quelque sorte inachevée, et je tiens à reconnaître ma part de responsabilité. Selon toute vraisemblance, l'âge commence à se faire sentir et j'ai besoin de travailler davantage sur mes compétences en communication, car hier, je voulais simplement dire que, compte tenu de la sensibilité de l'opposition, je ne disais pas Ktritch Nersissian. C'est-à-dire que je ne le disais pas, mais bien que je m'en abstenais ; or ces personnes se sont vexées et sont parties. Mais je ne les en blâme pas : selon toute vraisemblance, je n'ai pas bien formulé ma pensée. Aujourd'hui, j'avais décidé que lors de mon mot de clôture, j'allais venir et dire "Garéguine II", et puis je me suis dit : "Et si le Contrat civil commençait..." J'avais l'intention de dire Garéguine II ou d'utiliser d'autres formules et de déclarer : "Chère opposition, je déroule cette expression sous vos pas en guise de tapis rouge, revenez au Parlement." Mais ils ne m'ont pas laissé le temps de le dire. "

Et maintenant, chers collègues, le plus intéressant est de savoir quelle question de légitimité cette opposition si respectable soulève. Mes chers concitoyens, n’est-elle pas légitime, cette question ? Je l’ai déjà dit à la fin de la législature précédente : renoncez à vos mandats, la place publique vous attend, faites la révolution, mes chers concitoyens ! Il n’y a pas de meilleure situation révolutionnaire pour une opposition qu’une élection illégitime et un pouvoir illégitime. C’est le paradis pour toute opposition. Nous vous avons même montré comment faire : allez de Gyumri à pied ou en courant ; l’autre opposition, elle, était partie des quatre points cardinaux… Je ne sais pas, asseyez-vous sur ce siège, asseyez-vous sur celui-là, allez faire la révolution. De quoi parle-t-on au juste ? L’élection aurait été falsifiée : mais le vote de qui aurait été falsifié ? C’est moi qui ai appelé le peuple à descendre dans la rue et à faire la révolution.

Pourquoi ces personnes n'arrivent-elles jamais à se decider, un coup elles s'en vont, un coup elles reviennent, un coup elles sortent, un coup elles entrent ? Parce qu'elles ont elles-mêmes un problème de légitimité. Elles n'ont pas la posture d'un maître des lieux dans cette salle; elles comprennent qu'elles ne sont que des résidents temporaires envoyés en mission. Vous savez, les événements s'enchaînent vite, les instructions sur la marche à suivre ne viennent pas, alors elles ne savent pas sur quel pied danser, elles vont et viennent, s'en vont et reviennent. Mais ce n'est pas leur problème à elles : c'est notre problème, c'est le problème de la République d'Arménie. Et je pense que le choix est le suivant : soit vous renoncez à vos mandats et vous vous lancez dans la révolution, soit, puisque vous êtes venus, vous vous asseyez et vous travaillez. S'offusquer pour le moindre mot et s'en aller n'est pas, selon moi, une marque de force.

Ici, la discussion n'a pas été très active. Je ne me souviens pas que le débat sur le programme du gouvernement n'ait duré que deux jours. C'est vrai, je n'ai pas vérifié, mais au moins au niveau de l'impression générale, c'est la discussion la plus courte sur un programme gouvernemental ; c'est le quatrième programme que nous examinons.

Parmi les questions abordées, les sujets liés à la Sainte Église apostolique arménienne ont de nouveau joué un certain rôle. Le représentant de l'opposition dit : « Votre idéal de l'homme d'Église, c'est Navasard Ktchoyan, et vous voulez à travers lui... » Je veux vous dire directement : si Garéguine II ou Ktritch Nersissian accepte cet agenda, je le déclare solennellement depuis cette tribune, je m'assiérai et discuterai de cet agenda avec lui avec tout le respect dû. Je n'ai jamais dit qu'il y a nos partisans d'un côté et les autres de l'autre, dont les uns pourraient respecter les règles d'intégrité et les autres non.

Et, soit dit en passant, l'agenda de réforme de la Sainte Église apostolique arménienne est clairement formulé : des règles d'intégrité et des mécanismes précis pour les faire respecter. J'ai même dit, au niveau de travail, que oui, je pense que l'État peut également assurer une certaine voie de sortie pour tous les ecclésiastiques de ce type. Mais il s'agit bel et bien de la préservation de nos valeurs nationales, car nos valeurs nationales se trouvent déformées du fait même de cette réalité.

Chers compatriotes, franchement, mettons tout de côté, l'aspect politique : comment pouvons-nous tolérer que notre Saint des Saints soit frappé par la maladie ? Bon, mettons tout de côté. Qu'on souhaite l'appeler Véhaphar, qu'on souhaite l'appeler Garéguine II, qu'on souhaite l'appeler Ktritch Nersissian, dites ce que vous voulez, mais au-delà de tout cela, il y a des faits que chaque citoyen et chaque croyant de la République d'Arménie connaît. Le problème de la légitimité se trouve là : la légitimité est une question cruciale.

Aujourd'hui, le représentant de l'opposition dit que 97 % des citoyens d'Arménie croient en cette Église. Bien sûr qu'ils y croient, le problème est précisément là : 97 % des citoyens d'Arménie croient, alors que le chef de l'Église ne croit pas du tout en Dieu, il n'a pas de vie spirituelle, il a renié son alliance avec Dieu, et ce parjure nous est imposé à tous. Je ne suis pas prêt à porter la responsabilité de ce parjure, je ne le suis pas. Vous savez pourquoi ? Laissez-moi vous dire pourquoi. Aujourd'hui, par deux fois, une phrase tirée des Béatitudes de l'Évangile selon saint Matthieu a été citée ; je veux moi aussi citer ma phrase tirée des Béatitudes de l'Évangile selon saint Matthieu : "Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux les affligés, car ils seront consolés. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage. Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des Cieux est à eux. Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement contre vous toute sorte de mal à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ; c'est ainsi en effet qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés." Voilà pourquoi je ne peux pas tolérer cela.

Et aujourd'hui, ceux qui se posent en défenseurs de l'Église sont des personnes qui, je vous le dis, ne savent même pas la différence entre la Bible, le Testament et l'Évangile, ils l'ignorent. Pour eux, l'Église n'est qu'un outil, un simple système de blanchiment d'argent, une plateforme de plus pour la sous-culture criminelle. C'est de cela qu'il s'agit. Je le répète : dans le texte canonique de la Sainte Liturgie de la Sainte Église apostolique arménienne, le mot "paix" résonne plus de 40 fois, principalement pour implorer Dieu d'accorder la paix, pour implorer Dieu d'accorder la paix au monde. C'est-à-dire qu'à plusieurs reprises, il est souligné : "la paix au monde". Ktritch Nersissian ou Garéguine II est le représentant du parti de la guerre. Pourquoi est-il le représentant du parti de la guerre ? Comme cela a été dit ici, c'est la fidélité au conflit, à ce conflit qui découle du patriotisme stalinien, à ce conflit qui a été placé au fondement de la République d'Arménie. Regardez ce qu'ils disent : de quoi m'accuse-t-on sans cesse ? On m'accuse d'une chose simple. Je pose une question simple et je fixe un objectif : nous devons être capables de vivre dans notre environnement sans aide extérieure. Eux, que disent-ils ? Que si nous continuons à suivre cette voie... Et nous avons tous suivi la même voie jusqu'en 2024, un peu comme ci, un peu comme ça sur cette route, mais nous avons tous suivi la même voie. Tous les chemins mènent à un endroit, et vous savez où mènent ces chemins ? À un endroit où s'achève l'indépendance de l'Arménie.

Un autre représentant de l'opposition demande : "Qu'avez-vous hérité et qu'avez-vous obtenu ?" Je vais le dire, c'est cruel, mais je vais le dire. Et pourtant, j'ai été le Premier ministre de ce pays jusqu'en 2024, et je le dis en tant que Premier ministre de ce pays. Nous avons transformé un État marionnette en un État qui a une chance d'être indépendant et souverain. Cette force politique, pas les individus, car quant aux personnes, je ne veux pas cibler les individus, mais pourquoi cette logique politique est-elle apparue sur l'échiquier politique arménien ? Parce qu'il est devenu évident pour tous que nous avons franchi un cap, que nous sommes sortis de la logique de l'État marionnette et que nous sommes entrés dans une logique au terme de laquelle nous pouvons, nous avons une chance d'être un État. Ils sont venus pour anéantir cette chance. C'est de cela qu'il s'agit. C'est cela leur mission. Mais je leur dis une chose : sortez de cette mission et vous deviendrez une opposition politique arménienne, nous débattrons de manière bien plus incisive. Soit dit en passant, ne croyez pas que ceci soit un débat incisif. C'est pour nous un débat formidable, confortable, parce que nous l'avons mené ces huit dernières années ; c'est un débat qui nous est avantageux. Le débat difficile, c'est celui où nous commencerons à débattre stylo et papier en main. Sortez de cette logique et vous n'aurez aucun problème. À vous de décider.

Chers compatriotes, il est écrit dans cette Constitution : "Les relations entre la République d'Arménie et la Sainte Église apostolique arménienne peuvent être régies par la loi." C'est-à-dire que la République d'Arménie peut adopter une loi. En République d'Arménie, les organisations non gouvernementales sont indépendantes, les partis politiques sont indépendants, mais cela ne signifie pas qu'il y ait un État dans l'État. La République d'Arménie peut adopter une loi et dire : "Vous devez vivre selon ces règles en République d'Arménie." Comment se fait-il que l'Allemagne puisse avoir une telle loi et pas l'Arménie ? Et je veux le dire directement : le gouvernement publiera au plus tard d'ici un mois un rapport sur la crise établie au sein de la Sainte Église apostolique arménienne. Je proposerai de créer une commission d'enquête à l'Assemblée nationale, d'examiner tous ces faits et d'adopter en conséquence des modifications législatives.

Aujourd'hui, les prêtres sont livrés à la pauvreté, au dénuement ; vous savez pourquoi ? Parce qu'au sein de l'Église aussi, il y a de bonnes places. Disons que de nombreux pauvres prêtres ont été envoyés dans une église située au sommet d'une montagne, où 15 personnes se rendent tout au plus dans le mois. Personne ne se soucie de savoir si cet homme a faim ou s'il est en bonne santé. Pourquoi un prêtre ne recevrait-il pas un salaire et pourquoi ne pourrait-il pas bénéficier, par exemple, de l'assurance maladie garantie par l'État, ou encore du remboursement de l'impôt sur le revenu ?

Je dis la chose suivante : que la Sainte Église apostolique arménienne convoque une Assemblée ecclésiastique nationale et déclare : "Nous renonçons au célibat des prêtres."

C'est à décider ; je dis : décidez ce que vous voulez, décidez, publiez et mettez en place des mécanismes pour garantir le respect de cette décision. Ce n'est pas possible : chaque évêque a quatre ou cinq enfants, supposons ; comment cela peut-il être ainsi, que faisons-nous, à quoi jouons-nous ? Et je n'ai jamais dit "nos partisans" et "vos partisans", j'ai dit : il y a ceux qui reconnaissent qu'il y a un problème et qu'il faut le résoudre, et ceux qui le nient. Je le dis sincèrement. Si Garéguine II ou Ktritch Nersissian dit : "Vous savez, oui, je le reconnais, il y a un problème", je tournerai cette page, j'irai m'asseoir ou je les inviterai tous ; d'ailleurs, ce n'est pas mon problème ou le sien, chers compatriotes. C'est une question d'identité nationale et étatique. Et je demande : pourquoi ces vulnérabilités devraient-elles être utilisées contre notre État, c'est-à-dire faire un État dans l'État, comment une telle chose peut-elle exister ? C'est exclu, nous ne le permettrons pas.

Passons maintenant à un autre sujet : un représentant de l’opposition est venu affirmer que la population exigeait, à juste titre, la démission de Papikyan en raison des événements qui se déroulent au sein de l’armée… Et elle exige également ma démission. Voyons voir : en 2002, il y a eu 24 cas. Pourquoi Serzh Sargsyan et Robert Kocharyan n’ont-ils pas démissionné, Gegham Manukyan ? En 2003, il y en a eu 15, en 2004, 16. Pourquoi Robert Kocharyan n’a-t-il pas démissionné, alors que Serzh Sargsyan était ministre de la Défense ? Puis Serzh Sargsyan, après s’être emparé du pouvoir, est devenu président, et Seyran Ohanyan était ministre de la Défense. Vous voulez des chiffres ? En 2010, il y a eu 21 cas de meurtres et de suicides, et pourquoi n’avez-vous pas démissionné ?

Et aujourd’hui, nous sommes confrontés à un autre problème. Oui, aujourd’hui, le ministre évoque un rapport international, et ce rapport indique que le fait d’encourager le suicide conduit à de nouveaux suicides. Notre opposition, dans le but de nuire soit au ministre, soit au gouvernement, s’emploie à encourager le suicide, alors que des rapports internationaux indiquent qu’il y a des personnes au bord du gouffre, et lorsqu’une personne constate qu’une telle attention publique est focalisée sur ce sujet, cela crée un état psychologique. Cette goutte d’eau qui fait déborder le vase a également un impact, mais je ne suis pas un expert, je ne veux pas tenir des propos non professionnels, je devais simplement le dire.


Quant au sujet de la dette publique : De quoi s’agit-il au juste ? Comment l’ont-ils interprétée ? J’ai entendu des gens parler de « défaut de paiement », je ne sais pas trop quoi. À ceux qui évoquent le défaut de paiement, je voudrais demander : en quelle année vivez-vous, ou quand êtes-vous allés en Arménie pour la dernière fois ? En d’autres termes, à quel genre de folie présomptueuse cela ressemble-t-il ? La dette publique de la République d’Arménie n’a jamais été aussi stable qu’aujourd’hui. Aujourd’hui, les investisseurs internationaux affluent et achètent des obligations d’État en drams arméniens. N’est-ce pas, Monsieur le ministre des Finances ? À quand remonte la dernière fois que cela s’est produit ?

En ce qui concerne la dette : lors de la construction de l’autoroute Nord-Sud, notre dette a augmenté. Eux, notamment sous la présidence du père du chef de faction, ont signé, contracté cette dette, et n’ont réalisé aucun travail sur l’autoroute Nord-Sud. Ils ont construit ce tronçon à Artashat, qui a fait l’objet d’un arbitrage international. Il y a eu tant de détournements de fonds dans ce dossier. Cette dette est restée en suspens, les travaux n’ont pas été réalisés, et la République d’Arménie a dû payer des amendes parce qu’elle avait signé le prêt sans effectuer les travaux. Aujourd’hui, le tronçon Erevan-Gyumri est prêt. Le tronçon Agarak-Kajaran de l’autoroute Nord-Sud est en cours de construction à un rythme soutenu. Il s’agit d’obligations liées à des prêts et d’accords signés à leur époque, et cette dette commence à se concrétiser dans la réalité.

Deuxièmement, le 28 mai, j’ai déclaré depuis cette tribune : nous avons apporté la preuve. Concernant la dette, vous devriez plutôt parler de la dette de l’ENA. Ils ont saisi et mis en gage 100 % des actions de l’ENA une infrastructure stratégique et vitale pour l’Arménie et ce n’est pas tout. Ils ont contracté un emprunt, mis l’ENA en gage auprès d’un organisme inconnu, puis contracté un autre emprunt. L’ENA, dont le gouvernement a pris le contrôle l’année dernière, avait une dette de 143 milliards de drams. Et savez-vous ce que représente une partie de cette dette ? Ils ont contracté des emprunts à taux d’intérêt auprès de banques arméniennes, puis les ont cédés à leurs proches sans intérêts. Par le biais de l’ENA, ils ont détruit certains secteurs spécifiques de l’économie arménienne, car ils ont anéanti l’ensemble du système des marchés publics. Des gens m’ont écrit des lettres les larmes aux yeux, car ce qu’ils étaient censés acquérir par le biais d’appels d’offres, ils l’ont acheté à leurs proches, à leurs amis, et ce n’est pas tout. L’ENA a contracté un prêt portant intérêt, mais l’a cédé à ses proches sans intérêt. Ces entreprises appartenant à leurs proches auraient participé à des appels d’offres et détourné l’argent au profit de leurs propres familles. Qui a payé pour cela, et qui paie pour cela ? Les consommateurs d’électricité de la République d’Arménie.

Je le répète : ceux qui parlent de légitimité devraient parler de poires, de pommes et autres choses du genre, ceux qui parlent de devoir devraient parler de poires, de pommes et autres choses du genre. Eh bien, il faut bien qu’il y ait une limite à tout, n’est-ce pas ? Je vous le dis depuis cette tribune: ils ne devraient pas avoir d’argent. Elle comprend que le robinet sera fermé. Au début, elle s’est rangée du côté du Combine de cuivre et de molybdène de Zangezur (ZCMC), mais elle s’est sans doute vite rendu compte qu’il n’y avait pas d’argent, qu’il n’y avait pas d’argent dans la révolution. Oui, je parle d’Anna Grigoryan. Elle a saisi l’occasion et s’est tournée vers l’argent : elle s’est rangée du côté du ZCMC et de Vahe Hakobyan, et d’une révolutionnaire inébranlable, elle est devenue une contre-révolutionnaire inébranlable. Vous savez ce qui s’est passé ensuite avec le ZCMC. Que va-t-il donc se passer maintenant ? Où trouve-t-on encore de l’argent ? Non, mais nous ne le permettrons pas… Je l’ai dit : ils ne devraient pas avoir d’argent, afin qu’elle ne pense qu’à autre chose.

Imaginez, disons, que j’aie pris la parole hier soir, que j’aie donné un ordre d’ici, et si l’opération de ce matin constitue un ordre, alors, mes chers concitoyens, je n’ai pas donné cet ordre d’ici ; j’ai donné cet ordre sur la place de la République le 5 juin 2026. Pourquoi ai-je donné cet ordre de là-bas ? Parce que personne ne parle de cette « Maison des officiers » un monument historique et culturel qui a été démoli, transformant ainsi son terrain en propriété de Robert Kocharyan, Levon Kocharyan et Sedrak Kocharyan. Comment cela a-t-il pu se produire ? Le Centre de tennis pour enfants et adolescents a été repris par ces personnes et transformé en « Orange » pour leur propre compte. « Toyota Erevan » : d’une part, si j’ai bien compris, Rubinyan et moi avons analysé cette affaire ; ils ont d’abord pris le terrain, puis sont allés prendre une participation dans « Toyota Erevan ». Sur le site du bâtiment situé au 8, rue Paronyan, il y avait un vieil immeuble, et ils l’ont acheté pour une bouchée de pain. « Kaputak-Sevan », l’hôtel « Congress », un terrain de deux hectares sur la Cascade…

Chers concitoyens, je vous pose d’abord deux questions : cela fait huit ans que je suis Premier ministre de la République d’Arménie. Pourquoi n’ai-je pas de terrain sur la Cascade ? Pourquoi n’ai-je pas de complexe touristique sur les rives du lac Sevan ? Pourquoi n’ai-je pas d’hôtel ? Pourquoi n’ai-je pas 1 milliard 740 millions de drams ? Alors, qu’en pensez-vous : suis-je naïf, et sont-ils des types intelligents, forts, des patriotes, alors que moi je suis naïf ?

Maintenant que la bonne question a été posée, ils disent : « huit ans », pourquoi après huit ans ? Je pose donc cette même question : pourquoi après huit ans… Ces faits sont-ils une nouveauté ? Pourquoi l’ai-je dit depuis la place de la République ? Pour une raison simple : parce que, au pouvoir, nous nous sommes battus chaque jour contre cette mafia. Pourquoi ces biens appartiennent-ils à Robert Kocharyan et aux autres ? Parce que, je le dis, ils ont soudoyé qui ils voulaient, ils ont vendu qui ils voulaient. Dans ce système judiciaire et juridique, il y a encore une foule de gens qui disent : « Ce matin, nos gars sont sur le point d’arriver » (en référence aux anciens responsables conduits au tribunal). Vous verrez bien quel sort leur sera réservé.

Pourquoi devrais-je me fixer cet objectif pour huit ans, pourquoi devrais-je le faire devant 30 000 personnes, pourquoi ai-je dit ce jour-là : « Mes amis, voici mon projet, si vous êtes d’accord, allez voter » ? Et un État dirigé par le peuple de la République d’Arménie est tenu de respecter la volonté du peuple. Oui, ils doivent aller en prison, oui, tous ces biens… Ils ne devraient pas avoir d’argent à distribuer pour acheter des voix, et c’est là une obligation politique. Et l’État qui ne le fera pas… ne pourra pas ne pas le faire, car ce ne sont plus mes paroles, ce sont celles du peuple de la République d’Arménie, et que quiconque essaie de s’y soustraire. L’époque de votre mafia est révolue, celle où vous achetiez qui vous vouliez et vendiez qui vous vouliez. Elle est révolue !

La Cour constitutionnelle affirme que le pouvoir judiciaire est indépendant. De qui le pouvoir judiciaire est-il indépendant ? Ils pensaient que le pouvoir judiciaire était indépendant du peuple et qu’ils pourraient dépouiller le peuple de la République d’Arménie de concert avec la mafia. Vous ne pouvez pas ! Vous vous plierez humblement à la volonté du peuple, humblement. Pendant huit ans, n’étaient-ils pas au courant de tout cela, ignoraient-ils l’affaire de la Cascade ? Pourquoi ces dossiers sont-ils restés dans les tiroirs ? Ai-je demandé à qui que ce soit d’arrêter la procédure ou de faire ceci ou cela ?

C’est aussi un message pour nous, cher peuple, c’est un message pour moi, c’est un message pour mes proches, mes êtres chers, mes amis, mon entourage, tous ceux qui pensent que, parce que nous sommes au pouvoir, nous pouvons… C’est un message pour tout le monde ami, proche, qui que ce soit tout ce qui a été volé au peuple, oui, nous le récupérerons, nous le rendrons centime par centime, grain par grain, peu importe de quel ami il s’agit, de quel proche, et ainsi de suite. J’espère que nous ne serons pas confrontés à de tels cas, mais celui d’Hovik Aghazaryan en est précisément un. Alors, qu’est-ce que cela signifie : devrions-nous avoir nos propres corrompus ? Nous n’avons pas besoin d’un corrompu loyal. Nous avons une obligation envers ces personnes, et nous devons nous acquitter de cette obligation.

Aghvan Vardanyan déclare: « Kocharyan a bien gouverné. Oui, je gouverne mal, car, comme je le dis, je n’ai pas d’hôtel, je n’ai pas de millions, je n’ai rien, mais j’ai un mandat, j’ai la légitimité. J’ai dit que je les mettrais à genoux, et cela signifie que je les mettrai à genoux, de jure. On dit également que l’appartement de Kocharyan a été cambriolé. Aujourd’hui, j’ai interrogé les forces de l’ordre, qui m’ont indiqué que 54 adresses avaient fait l’objet de perquisitions. Kocharyan possède-t-il 54 appartements ? Et ils manipulent également l’opinion en jouant sur la présence des enfants… Chers concitoyens, aujourd’hui, 80 % des personnes incarcérées ont des enfants. Quelle est donc cette approche ? Je veux dire, qu’est-ce que cela signifie : mettre les enfants au premier plan et se cacher derrière eux ? Il s’agit d’une affaire pénale, une perquisition doit être menée, pourquoi le Service de sécurité nationale a-t-il agi ainsi ? Devrions-nous envoyer un enquêteur pour qu’ils puissent se jeter sur lui, puis se vanter en disant : « Vous avez vu comme on est costauds ? » L’État doit agir. Nous avons dit que le goût de l’État resterait dans votre bouche. Dès que nous sentirons que ce goût s’est un peu estompé, l’État du peuple vous rafraîchira la mémoire, et vous ne pourrez plus vous faire passer pour un agneau innocent.

Oui, en 2018, nous avons mené une révolution populaire non violente, « de velours », et nous avons déclaré qu’il n’y aurait pas de vendettas, que ce serait une révolution d’amour et de solidarité. En huit ans, y en a-t-il un seul parmi vous qui se soit manifesté pour dire : « Mes amis, nous avons pillé ceci, et vous, conformément à la loi, vous nous avez permis de garder 25 % et de rendre le reste » ? Quelqu’un s’est-il manifesté pour dire une chose pareille ? Ils observent, tiennent des propos agressifs, se rendent dans le sud, dans le nord, y trouvent du soutien, sont pris sous leur aile et on leur dit : « Allez-y, vous n’avez aucun problème. »

L’autre jour, j’ai vu par hasard que Narek Karapetyan avait écrit: « Cher oncle, joyeux anniversaire. » C’est « Cher oncle », et non plus « Monsieur le Premier ministre » ? Pourquoi n’avez-vous pas écrit : « Monsieur le Premier ministre, joyeux anniversaire » ? Pourquoi n’avez-vous pas écrit ? Écrivez, écrivez tous les jours, prenez à nouveau des photos, réalisez des vidéos, publiez-les, répétez : « Monsieur le Premier ministre, nous proposons », et laissez-le dire : « Oui, je soutiens cette proposition », puis prenez des photos tous les jours, publiez-les.

L'affaire du 1er mars a été élucidée. En raison de l'influence de la mafia, le système judiciaire arménien ne se prononce pas à ce sujet; il n'y a pas un seul épisode de l'affaire du 1er mars qui n'ait pas été élucidé. Il est clair que Robert Kocharyan a donné l'ordre de commettre ces meurtres, que des uniformes ont été acheminés depuis le Karabakh et distribués aux oligarques, et que la zone de responsabilité de chaque oligarque est connue. Tout a été élucidé. Le système judiciaire et juridique de la République d’Arménie n’a pas fait preuve de volonté, car il est indépendant du gouvernement. Nous avons respecté cette éthique: il est indépendant du gouvernement, et c’est précisément parce qu’il est indépendant du gouvernement qu’il peut exiger autant d’argent qu’il le souhaite aux anciens oligarques et faire traîner les procédures en longueur. Qu’est-il advenu du procès de Gagik Khachatryan ? Le juge a fait traîner l’affaire jusqu’à son départ à la retraite. Et croyez-moi, c’est bien plus que la pension d’État à laquelle le juge peut s’attendre. J’en suis sûr, quelque chose me le dit.

Et ils me disent aussi que nous n’aimons pas l’Artsakh ni le peuple de l’Artsakh. Pour eux, l’Artsakh n’était qu’un moyen de s’enrichir. Les habitants du Karabakh y étaient pris en otages, et le peuple arménien l’était ici, et on l’a spolié. Ils ont pillé là-bas, et ils ont pillé ici. Et tout ce groupe, ainsi que les précédents…

Et ils ont raison de nous critiquer parce que l’affaire du 27 octobre n’a pas été résolue. Ils ont raison. Autrement dit, nous avons reconnu que le système judiciaire est indépendant, que le système judiciaire et juridique est indépendant. Je ne me suis pas ingéré, je ne me suis impliqué dans aucune affaire pénale, je n’ai pas mené d’enquête, je n’ai pas fait ceci, je n’ai pas fait cela, mais il y a une limite à tout. Indépendant. Indépendant du peuple et de l’État aussi ? Quelle est donc cette attitude ?

Ils viennent ici et ne cessent de répéter : « ANIF, ANIF » [en référence au Fonds pour les intérêts nationaux arméniens – ndlr]. Où avez-vous entendu ce mot ? Le Service de supervision de l’État a transmis un rapport aux forces de l’ordre à ce sujet. Et, d’ailleurs, c’était très intéressant ; c’est dommage que la perquisition ait traîné un peu, car je suis convaincu que si elle avait traîné un peu plus longtemps, le directeur de l’ANIF serait assis ici quelque part parmi nous. Car il avait déjà déclaré : « Le gouvernement est incompétent… » Si j’ai bien compris, il y a beaucoup de gens comme ça ici. Un homme a été élu président de la commission des droits de l’homme ; il est arrivé et a dit : « Les éleveurs nomades d’Asie centrale… » C’est l’arrogance de l’ignorance… Et il nous accuse de manque de professionnalisme… l’arrogance de l’ignorance… Leur essence même est de venir s’exprimer depuis ces tribunes comme s’ils étaient les meilleurs, et que les autres ne valaient rien. Écoutez, il est impossible d’inspirer le respect si l’on manque de respect aux autres. Au contraire, cela témoigne d’ignorance et d’arrogance.

Aujourd’hui, l’Asie centrale est l’un des centres stratégiques les plus importants au monde, doté d’un riche patrimoine culturel. L’une de ces personnes a-t-elle déjà visité ne serait-ce qu’un seul musée ou site archéologique en Asie centrale ? Aujourd’hui, chaque État d’Asie centrale fonctionne selon son propre modèle, mais ce sont des États prospères et bien établis. Savez-vous pourquoi il tient ces propos ? Parce qu’il pourrait s’avérer, par exemple avec les pays d’Asie centrale, que nous signions soudainement un accord gazier avec eux. Or, lorsque de telles déclarations sont faites depuis cette tribune, cela peut avoir un impact négatif.

Maintenant, mes chers concitoyens, essayons de comprendre en quoi consiste cette question, la question de Karki. Elle énonce un principe très simple : elle stipule que le territoire de l’Arménie, reconnu internationalement, s’étend sur 29 743 kilomètres carrés, et que notre exclave est incluse dans ce calcul, tandis que les enclaves de l’Azerbaïdjan ne le sont pas ; celles-ci apparaissent sur les cartes qui reflètent la situation telle qu’énoncée dans la Déclaration d’Alma-Ata de 1991. Or, affirmer que non, que ce n’est pas le cas, reviendrait à dire que le territoire souverain de l’Arménie, reconnu internationalement, ne s’étend pas sur 29 743 kilomètres carrés. Ce serait une déclaration de guerre, et c’est précisément ce que laisse entendre le camp belliciste. Je m’en doutais au vu de la direction qu’ils prenaient. Pourquoi ai-je fait cette déclaration, pourquoi ai-je mentionné « Karki » ? Pour éliminer toute possibilité d’escalade. Désormais, il n’y a plus le moindre point autour duquel il serait possible de faire monter la tension, de provoquer et de détruire la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Je le répète : la manière dont cela sera résolu est une tout autre question, car nous avons nos propres problèmes, mais l’Azerbaïdjan a les mêmes. Et je dis : nous devons nous demander si nous nous créons mutuellement des problèmes ou si nous les résolvons. Et nous devons ramener à zéro les tensions autour de cette question. Une fois qu’elles seront réduites à zéro, tous les problèmes seront résolus de la meilleure manière possible.

Mais ils ne veulent pas que les problèmes soient résolus de la meilleure façon possible, car leur but est de mettre des chaînes aux pieds de l’Arménie. Savez-vous ce qu’ils veulent ? Ils veulent que les forces de maintien de la paix de l’OTSC entrent en République d’Arménie. Leur seule mission, tout leur discours… Je le répète, je ne sais pas qui ici s’en rend compte et qui ne s’en rend pas compte, mais ils ont une mission très précise : faire entrer les forces de maintien de la paix de l’OTSC en République d’Arménie. Je vais vous décevoir : les forces de maintien de la paix de l’OTSC n’entreront pas en République d’Arménie, et aucune force de maintien de la paix n’entrera en République d’Arménie, car la paix a été rétablie, et le véritable garant de la paix, c’est le peuple oui, y compris le peuple arménien et le peuple azerbaïdjanais , le garant le plus fiable, et aucune force de maintien de la paix étrangère n’entrera sur le territoire arménien ! Et c’est cela, la Quatrième République ! C’est ce qui distingue la Quatrième République ; la Quatrième République ne va pas mendier son droit d’exister auprès de divers pôles géopolitiques. La Quatrième République, par son travail quotidien, gagne son droit de vivre et de se développer.

On dit que nous provoquons une rupture dans les relations avec la diaspora. Oui, nous avons dit que les relations avec la diaspora dans lesquelles l’Arménie est considérée comme un pays auquel on envoie des vêtements « de seconde main » n’existent pas seulement : je les ai interdites. J’ai dit que si une quelconque administration publique acceptait des vêtements, des chaussures ou des voitures d’occasion, l’ensemble de la hiérarchie de cette administration aurait affaire à moi. Je licencierai tout le monde. Oui, il y a eu des cas où des mois durant, peut-être même encore aujourd’hui, des tonnes de chaussures, de vêtements et autres articles « de seconde main » sont restés à la douane… Notre vision des relations entre l’Arménie et la diaspora, c’est « Firebird ». Il n’y aura pas d’autre type de relation. La diaspora ne peut pas être le mentor de l’Arménie. Cette époque est révolue. Du genre : « Tu sais ce que c’est ? C’est un Snickers. » Cela m’est arrivé, je vous assure. Une délégation arménienne s’était rendue à l’étranger, nous étions assis ensemble et, soudain, ils se sont mis à nous demander l’un après l’autre : « Tu sais ce que c’est ? » Nous répondions : « Oui, par exemple, c’est du fromage… » Il est évident que nous avons traversé une crise et connu des situations difficiles, que pendant des années nous avons mangé des pommes de terre. Mais, chers compatriotes, cette Arménie-là appartient depuis longtemps au passé. L’Arménie d’aujourd’hui est une Arménie technologique. D

epuis deux ans, un mouvement de retour vers l’Arménie a commencé. Pourquoi en êtes-vous mécontents ? Nous invitons des personnes à venir travailler en Arménie, y compris des personnes venues de l’étranger, et nous nommons également des personnes venues de l’étranger à des postes de haut niveau.

Chers collègues,

Nous avons échangé, nous avons discuté et, pour l’essentiel, j’ai exposé ce que je souhaitais dire.
Vous savez, c’est précisément dans ce contexte qu’il convient de comprendre la vision stalinienne de l’histoire. Certains disent qu’il ne faut faire confiance à personne de manière inconditionnelle… Mais qui a jamais dit qu’il fallait faire confiance de manière inconditionnelle ? Je dis, pour ma part, qu’il ne faut faire confiance inconditionnellement à personne. Mais vous dites : non, il existe un domaine dans lequel il faudrait faire confiance inconditionnellement et, à l’égard des autres, ne pas accorder une telle confiance. Nous disons : non, il ne faut faire confiance inconditionnellement à personne. Il en va de même de cette affirmation selon laquelle l’histoire serait telle ou telle. Quel rapport cette interprétation de l’histoire a-t-elle avec la question dont nous parlons aujourd’hui ? Le rapport est le suivant : nous sommes aujourd’hui un État et nous devons nous comporter en tant que tel. Car un État est une réalité d’une autre nature et, avec tout le respect qui est dû à chacun, il s’agit de statuts différents. Chaque statut suppose des règles de conduite qui lui sont propres. De même qu’exercer les fonctions de député de l’Assemblée nationale ou ne pas les exercer, être enseignant ou ne pas l’être, implique un certain comportement et une certaine éthique. On demande : « Pourquoi utilisez-vous ce nom ? Pourquoi vous exprimez-vous ainsi ? » Le village d’Ararat est appelé Davalu et l’on nous dit alors : « Ce sont eux qui renient l’Ararat. »

Le village d’Ararat, situé sur le territoire souverain de la République d’Arménie, est appelé Davalu ; dans le même temps, certains rêvent du mont Ararat et l’on affirme que c’est nous qui renions l’Ararat.

Alors, qui renie qui ? Ce sont eux qui renient la République d’Arménie. Et je le dis clairement : la Déclaration d’indépendance porte sur le reniement de la République d’Arménie, sur l’idée que la République d’Arménie, en tant qu’État indépendant, ne devrait pas exister. Pendant quatre ou cinq ans, j’ai présenté cette question en détail dans mes messages annuels et j’ai écrit à ce sujet. Oui, cette année, je n’ai pas prononcé de message, parce que je n’ai désormais plus rien à ajouter sur cette question. Tout ce que j’avais à dire a été dit, tout ce qu’il fallait dire a été dit ; je n’ai rien de nouveau à ajouter. Par conséquent, oui, aujourd’hui même, à l’heure où nous parlons, au cours de ces derniers jours, nous avons concrétisé une réalité historique et j’espère qu’avec votre vote, aujourd’hui, nous la confirmerons de jure : la Quatrième République est établie.

Gloire aux martyrs et vive la Quatrième République !

 

 


 

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